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Les LSM peuvent ils servir l’avenir de l’éducation dans les pays émergents ?

Depuis le début de ce 21ème siècle nous constatons bien une transformation du monde, de la société et face à cela la notion de connaissances et compétences sont aussi en cours d’évolution.

Les parcours humains ont radicalement changé : au siècle dernier un diplôme pouvait suffire pour toute la carrière. Carrière qui se déroulait sur le même poste de travail ou entreprise. Aujourd’hui, face à un monde qui change et où tout s’accélère, une carrière linéaire paraît désuète (sauf bien sûr pour certains métiers fondamentaux…).

Les générations nées dans les années 1990, berceau de l’entrée dans le monde de « l’information », ayant eu la chance d’être dans les premiers foyers équipés d’ordinateur personnel et internet, ont pu apprécié et acquérir des nouvelles expériences, formes d’apprentissages, développement de la motricité fine…

Avec la « démocratisation » de ces accès et la multiplication de terminaux numériques il est incontestable qu’une grande partie de la population humaine est entrée dans une ère de savoirs sans nécessaire présence physique humaine…

Les récentes décisions dans certains pays et orientations, que prendront d’autres aussi prochainement, ouvrent la voie à ceux qu’on appelait parfois, avec un terme péjoratif, les « autodidactes ».

La notion de nécessité de la formation tout au long de la vie et les décisions politiques prises ici ou ailleurs montrent bien aussi que se reposer sur un simple diplôme ne suffit déjà plus. 

La notion d’expérience est en train de changer radicalement. Elle ne s’appuie plus sur le nombre d’années passées sur un poste, mais plutôt sur ce que l’on nomme les compétences transversales et l’intelligence émotionnelle.

L’on a vu le nombre de personnes qui pendant la période de confinement ont su clairement tirer profit en s’investissant dans l’acquisition ou validation de nouveaux savoir à travers des cours et certifications en ligne.

Le numérique a pris une place considérable de nos jours en intégrant à la fois les acteurs du dispositif, la stratégie pédagogique, les processus de gestion de la formation, les indicateurs de suivi et bien sûr les contenus de formation.

Il est temps pour les décideurs du monde de l’éducation et aussi des entreprises, dans les pays émergents en particulier, de repenser au fondement de leurs missions autour de la notion de compétences et transmission de savoirs. Il s’agit d’apprécier le fait qu’il est possible maintenant d’acquérir des connaissances sans nécessité de présence physique, à priori et notamment à partir du moment où l’on dispose d’une autonomie en savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul…). Beaucoup ont déjà, certes, emprunté cette voie mais il reste encore du chemin à faire au global.

L’école doit transmettre, avec la présence physique des enseignants, les savoirs fondamentaux (jusqu’à un certain âge), les valeurs d’une nation. Et favoriser aussi la transmission de l’expérience humaine (formateurs) et compétences transversales. Ce sont elles qui permettront aux futures générations de contribuer en tant que citoyen du monde et de s’adapter rapidement dans ce monde qui change, et avec célérité…

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